![]() Le mérou traqué par la souris |
![]() Chaque mérou est présenté dans la base de données avec moult renseignements |
La première étape, c'est de construire une base de données dans laquelle seront recensés le plus de mérous possibles.
Après les Embiez, les deux jeunes étudiants se sont attaqués aux Medas où ils avaient établi leurs quartiers d'été. Autant dire qu'avec la
centaine de mérous qui réapparaissaient autours des îles à la fin du printemps, il sont eu du pain sur la planche.
Munis d'une caméra vidéo numérique et aidés dans leur tâche par Bernat Heureu et Lluis Dantart de l'Université de Barcelone, il sont ramenés
des images des mérous croisés en plongée.
La bête doit être, si possible, filmée sous plusieurs angles : profil droit et gauche, vue d'ensemble. Les photos ssont ensuites intégrées dans
la base et, pour chaque animal, de multiples informations sont notées.
Son nom, sa taille et son poids (ou du moins une évaluation), son sexe, sa coloration, la température de l'eau, la profondeur, la zone où il se
trouvait, l'habitat, son comportement.
Mais aussi les marques distinctives sur les nageoires ou le corps, comme les taches ou les coupures. L'idée, c'est en fait d'étendre ce travail
à toute la Méditerranée occidentale et de mettre les données sur Internet.
Ainsi, un photographe qui rencontre un mérou à Banyuls-sur-mer pourrait scanner sa diapo, rentrer l'image dans le net, et comparer celle-ci
avec celles des mérous qui s'y trouvent déjà.
Ce qui permettrait peut-être de se rendre compte qu'un mérou des Medas ou des Embiez a pris des vacances dans les Pyrénées-Orientales...
"dans un premier temps, seul les membres du GEM (Groupe d'Etude du Mérou) auront la possibilité de rentrer leus observations, explique
Frédéric ALAZARD.
L'idéal serait bien sûr d'élargir à tous les photographes, mais il faudrait trouver une personne qui centralise les données pour limiter les
risques d'erreurs."
L'idée paraît fort alléchante, reste à régler les contraintes techniques...
Elisabeth MAURIS